RETOUR DE LA FPQ SUR LES FRAIS ACCESSOIRES

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Retour de la FPQ sur les
Clarifications obtenues du MSSS sur les frais accessoires

25 janvier 2017 – Revenons un peu sur les informations que vient d’apporter le ministère de la santé concernant les questions posées par l’AQPP sur ce qui peut être facturé ou non en pharmacie aux patients.

Nous croyons à la FPQ que c’est une erreur que de penser que la majorité des points soulevés dans la demande de clarification du 16 janvier a trouvé une réponse favorable au bénéfice de nos patients. En effet, est-ce vraiment un bénéfice favorable que de devoir continuer de demander des montants d’argent à nos patients pour payer ce qui devrait être complètement gratuit car déjà pris en charge à 100% dans notre système de santé? Nous croyons ici que le problème est carrément pris à l’envers par les instances gouvernementales!

Les mêmes services utilisables en pharmacie devraient en fait être gratuits et couverts à 100% par la Régie de l’Assurance MALADIE du Québec car les gens reçoivent alors un soin ou service équivalent à celui reçu en établissement de santé.

Selon le ministère,

Certains autres services offerts en pharmacie ne devraient-ils pas aussi être couverts à 100% par le gouvernement? Par exemple, l’infirmière travaillant à ma pharmacie quelques heures par semaine doit très bien savoir comment injecter les vaccins fournis par la Santé Publique car régulièrement, elle exécute cette même tâche à l’hôpital où elle travaille aussi… Prenons l’exemple d’une mère et ses enfants ne pouvant que se présenter le soir à la pharmacie: le fait de recevoir leurs vaccins de soir évite à la maman de devoir manquer du travail et aux enfants, de devoir manquer des journées d’écoles. Tout le monde est gagnant et même le gouvernement qui alors n’aurait pas à gérer un employé, à s’occuper de stocks de vaccins à réfrigérer et à voir les centrales de rendez-vous encore surchargées. Le gouvernement devrait réaliser que cette façon de faire entraînerait une meilleure disponibilité des soins et une plus grande accessibilité pour tous dans le système. Bref, si la gratuité du service de l’infirmière était une pratique courante en pharmacie, nous sommes convaincus des répercussions positives que cela aurait sur notre société.

Plusieurs autres services infirmiers offerts en pharmacie comme les changements de pansement, le soin des plaies et le nettoyage d’oreilles ne devraient-ils pas aussi être remboursés? En effet, le gouvernement paie déjà les mêmes soins… offerts aux mêmes gens… par les mêmes infirmières dans le système public. Alors, pourquoi ne les paierait-il pas s’ils étaient offerts dans un autre local?

Aussi, le ministère nous empêchera de charger pour les tests effectués lors de la prise en charge de l’ajustement de la dose d’un médicament, mais l’autorisera pour l’anti-coagulotherapie : cela ne devrait-il pas être la même règle qui s’applique pour des situations similaires ?

Le jour où nous aurons en pharmacie la majorité du temps pour les maladies chroniques les cibles à atteindre pour nos patients, cela nous prendra combien de minutes/heures par semaine pour effectuer les contrôles de prise de tension dans le cadre du suivi de l’hypertension, de location du MAPA avec installation faite par l’infirmière ou le pharmacien?

À combien cela nous reviendra-t-il d’effectuer les tests de glycémie dans le cadre de la prise en charge du suivi du diabète ainsi que les tests d’HbA1c?

Les tests effectués en pharmacie dans le cadre de la prise en charge de la dyslipidémie sont dorénavant aussi efficaces en pharmacie que ceux effectués via des prises de sang faites à l’hôpital et ce, à de moindres coûts… Pourquoi le gouvernement n’encouragerait-il pas cette façon de faire plus rapide, moins coûteuse, plus accessible, plus interventionniste, très souvent plus appréciée des patients et surtout, tout aussi valable pour la santé des gens ?

Via les actes de la Loi41, le pharmacien a la possibilité de prescrire différents analyses et de référer le patient vers le système public ou les laboratoires privés: est-ce ces derniers qui bénéficieront d’un réel déferlement de patients qui atterriront dans leur clinique pour se faire tester à coup de tarifs exorbitants? Est-ce la façon de faire du gouvernement de protéger l’accessibilité et la gratuité aux soins de santé publics?

Frais administratifs

Dernier point qui retient mon attention, le gouvernement veut empêcher les frais administratifs que représentent certaines tâches non pharmaceutiques effectuées par les pharmaciens suite aux demandes toujours grandissantes des patients: des copies de dossier, des photocopies de différents matériel, des envoies de télécopies aux médecins pour demande de represcription pour fin de dispensation d’une ordonnance, etc. Est-ce que vous vous êtes demandé si, selon ce même règlement, les médecins continueront de remplir des formulaires d’assurances privées sans avoir le droit de facturer ? Quant aux hôpitaux, continueront-ils à imprimer sur demande des dossiers patients complets s’ils n’ont plus le droit de charger des frais pour s’exécuter?

Demandons-nous collectivement si le nouveau règlement du ministre Barrette, faisant suite aux demandes du gouvernement fédéral, nous permet de parler de bénéfices patients ou plutôt ne devrions-nous pas parler d’un autre règlement entraînant un état grandissant de vulnérabilité patient?

Les patients bénéficient déjà fréquemment des consultations de première ligne en pharmacie mais devraient le faire davantage afin de diminuer les coûts en santé et d’optimiser l’accessibilité aux soins

Montréal, le 13 novembre 2018 – Une étude indépendante pilotée par la Fédération des pharmaciens du Québec (FPQ) et réalisée…

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